James May, CustomsCity Global Solutions Inc.
Maintenant que le nuage sombre de l'incertitude a été levé au Canada après la signature du nouvel USMCA (Accord de libre-échange entre les États-Unis, le Mexique et le Canada), il est temps d'envisager une plus grande diversification des partenaires commerciaux du Canada. Le Canada devrait chercher à conclure un ALE (accord de libre-échange) avec l'ANASE (Association des nations de l'Asie du Sud-Est).
L'USMCA présente l'intérêt de relever les valeurs de minimis pour les droits de douane et les taxes, qui passent de 20 dollars canadiens à 150 dollars canadiens pour les droits de douane et 40 dollars canadiens pour les taxes. Il s'agit d'un titre fort, mais la confusion règne au sein de la communauté commerciale, car ces nouvelles limites ne s'appliquent qu'aux envois par courrier, et non aux envois postaux. Pour ajouter à la confusion, les envois postaux ne sont souvent pas signalés pour les droits et les taxes, car je crois savoir que l'ASFC (Agence des services frontaliers du Canada) n'a pas le personnel nécessaire pour inspecter chaque colis. Cela a conduit la communauté commerciale à jouer à la "roulette des droits de douane" avec des colis postaux en espérant qu'ils ne soient pas signalés pour une inspection.
Avec l'essor du commerce électronique au Canada, ce changement est toujours bienvenu pour les acheteurs en ligne qui utilisent des services de messagerie, car ils n'appréciaient pas de recevoir des factures une semaine ou deux après la réception de leurs achats en ligne. Ces factures contenaient toujours des frais supplémentaires en plus des droits de douane ou de la TPS que le service de messagerie avait payés au nom de l'acheteur. Le Canada a un faible seuil de minimis, ce qui a toujours été une proposition perdante pour le pays, car nous avons toujours payé beaucoup plus pour collecter les droits que les droits et taxes effectivement perçus.
Certains détaillants canadiens ne sont pas satisfaits de la nouvelle augmentation de la valeur de minimis, estimant qu'elle nuira à leurs activités. Les détaillants canadiens disent qu'ils ne peuvent pas vendre le même produit au même prix que le détaillant étranger puisqu'ils ne bénéficient pas de la même exonération de droits que ce dernier. Je pense que le même avantage peut et doit être accordé aux détaillants nationaux et que des consultations avec l'ASFC (Agence des services frontaliers du Canada) sont nécessaires.
Cependant, je pense que le Canada peut considérer un nouvel accord commercial avec l'ANASE comme une opportunité de négocier une augmentation des valeurs de minimis dans certains des pays ci-dessous qui ont des valeurs de minimis très basses (qui se trouvent être certaines des économies les plus importantes et à la croissance la plus rapide de l'ANASE). Le commerce électronique se développe rapidement dans la région de l'ANASE et les entreprises canadiennes de commerce électronique sont à la recherche de nouveaux marchés pour se développer.
De Valeurs de minimis dans l'ANASE | Valeur de minimis $USD |
Pays | Valeur de minimis "pas de perception de droits/taxes" $USD |
Brunei | $295 |
Cambodge | $50 |
Indonésie | $50 |
Laos | $0 |
Malaisie | $128 |
Myanmar | $50 |
Philippines | $192 |
Singapour | $296 |
Thaïlande | $28 |
Vietnam | $40 |
Je suis toutefois préoccupé par l'inclusion dans l'USMCA de la clause 32, qui oblige le Canada à informer les États-Unis de toute intention de poursuivre des négociations avec des pays "non marchands". Je comprends que les négociations de l'ALENA (Accord de libre-échange nord-américain) ont été difficiles et qu'il a fallu faire des concessions. Si c'est le cas, poursuivons un accord Canada-ASEAN pendant que l'USMCA est encore en cours de ratification.



